"En accordant une importance égale au banal et au monumental, aux détails négligés comme aux formes établies, [Guidi] va ainsi affirmer pas à pas une position radicale, au point d'être reconnu aujourd'hui, par ses pairs, comme une référence dans l'histoire du médium.
Pour Guidi, "la relation avec ce que l'on regarde, la performance de la rencontre, est essentielle". Explorer cette relation, c'est aussi envisager la photographie comme une "note", un humble "griffonnage", une "tentative". Il affirme ainsi son rejet de toute complaisance envers l'image unique et l'oeuvre parfaite. Pour lui, "résoudre" une image, c'est tenter de concilier à la fois une réflexion sur la primauté de l'expérience du voir, sur la spécificité du médium qui l'enregistre et sur l'écoulement du temps. Il précise : "Je pense à une photographie entendue comme un processus de connaissance - je ne crois pas au résultat définitif - il n'existe que des étapes. Au fil de prises de vue quotidiennes, non strictement typologiques ni sérielles, va se constituer peu à peu une poétique du regard : une accumulation de points de vue, de variantes et de découvertes, d'allées et venues, de répétitions, de hasards et d'insistances, loin de toute recherche d'artifice ou de virtuosité."
Commissariat Simona Antonacci, Pippo Ciorra et Antonello Frongia









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